L’Institut hospitalier prend appellation d’hôpital et s’allie avec la Fondation Cognacq-Jay pour créer un groupement de coopération sanitaire.

Un nouveau nom pour une nouvelle dynamique. Si pour beaucoup l’établissement hospitalier de Levallois-Perret était déjà surnommé le « Franco », il s’agissait officiellement de l’Institut hospitalier Franco-Britannique (IHFB), né de la fusion en 2008 de la maternité du Hertford British Hospital de la rue Barbès et de l’hôpital Notre-Dame du Perpétuel-Secours de la rue Kléber. Soit 270 lits et 120 médecins pour cinq pôles : urgences et réanimation, médecine, chirurgie, cancérologie et le pôle mère-enfant (gynécologie, maternité et pédiatrie).

L’établissement a décidé de franchir un nouveau cap en devenant l’Hôpital Franco-Britannique, insistant ainsi sur l’aspect « hôpital », c’est-à-dire « établissement à but non lucratif », puisque les soins sont conventionnés de secteur 1. C’est aussi l’occasion de se rapprocher de la Fondation Cognacq-Jay, qui exploite essentiellement des établissements médicaux-sociaux afin de créer un nouveau groupement de coopération sanitaire, un projet soutenu par l’Agence régionale de santé (ARS).

Une nouvelle maternité en projet

« Notre objectif est de développer une offre accessible économiquement et de qualité sur le territoire », explique Jean-Luc Fidel, administrateur général du nouveau groupe de coopération. Concrètement, il s’agit de créer une même entité dont le capital social est détenu à 70 % par la Fondation Cognacq-Jay et les 30 % par le « Franco ».

De quoi apporter une stabilité financière pour pouvoir lancer d’importants travaux. Rassembler sur un même site l’ensemble des services en construisant derrière l’actuel hôpital une nouvelle maternité et un pôle pédiatrique de 17 000 m². En lieu et place d’une ancienne école d’infirmière et de bâtiments préemptés par la ville et rachetés depuis.

« Pas toujours simple d’avoir deux blocs opératoires sur deux sites différents »

Ce vaste chantier sera aussi l’occasion de rénover le bâtiment de la rue Kléber et ses façades. Et d’abandonner à terme le site de la rue Barbès, qui reste la propriété de l’association Hertford British Hospital. « En termes de fonctionnement, ce n’est pas toujours simple d’avoir deux blocs opératoires sur deux sites différents même séparés de quelques dizaines de mètres », précise Christophe Catala, directeur général de l’hôpital.

Les études sont en cours et la nouvelle maternité devrait être construite d’ici 4 ans. De quoi mieux accueillir les futures mères, alors que le Franco-Britannique compte plus de 2000 naissances chaque année. Les urgences, situées au rez-de-chaussée du bâtiment de la rue Kléber comptabilisent elles 50 000 passages par an, dont la moitié d’enfants pour les urgences pédiatriques. « L’hôpital Franco-Britannique est également la première unité de radiothérapie en France du secteur privé grâce au partenariat avec le centre Hartmann qui accueille 3 000 patients chaque année », ajoute Christophe Catala.

La création du groupement de coopération sanitaire va d’ailleurs permettre de développer encore davantage les services de cancérologie. « La Fondation Cognacq-Jay possède déjà deux établissements dont celui dans le XVe arrondissement de Paris qui accueille notamment l’une des plus grandes unités de soins palliatifs de France », explique Jean-Luc Fidel.

Consultez l’article sur Le Parisien.